Tout ce que tu sais sur l’Europe est faux!

francese

 

L’UNION EUROPEENNE NE SERT A RIEN !

Faux. L’Union entre les Etats-nations européens est une garantie de paix. Une paix qui dure depuis plus de soixante-dix ans. Durant la première moitié du siècle dernier, les Etats-nations européens ont déclenché deux guerres mondiales qui ont causé la mort de plus de 70 millions de personnes.
« L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. (…) dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes » (Art. 2 du Traité sur l’Union européenne).

MAIS AVOUONS-LE : LE CONCEPT DE PATRIE EUROPEENNE EST UNE INVENTION PURE ET SIMPLE

Faux. Il s’agit au contraire d’une idée bien réelle, en particulier chez les jeunes. Depuis 1998 le programme Erasmus a permis à 3,5 millions de jeunes, filles comme garçons, de passer une période de leur vie dans un autre pays de l’Union, leur permettant d’élargir leurs horizons, d’améliorer leurs compétences, d’étendre leurs possibilités de travail et de carrière et, surtout, de renforcer leurs dispositions à se sentir citoyens européens, et, donc, du monde. Ce sont eux les enfants de l’Europe dont nous ne devrions pas nous apercevoir que lorsqu’ils sont victimes d’attentats.

MAIS L’EUROPE N’EST PAS DEMOCRATIQUE ET N’EST PAS CAPABLE
D’EXPRIMER UNE POLITIQUE COMMUNE AUTRE QUE FINANCIERE

Faux. Au cours des dernières décennies, ce sont les Etats-nations qui ont empêché que les institutions européennes jouissent de toute la force et la légitimité que le projet fédéraliste prévoyait. S’en prendre à l’Europe en tant que telle, comme si elle n’était pas l’expression de la volonté des Etats qui la composent, est une grave erreur. C’est précisément le peu d’Europe, le nationalisme et le manque de disponibilité des gouvernements à céder une partie de leurs pouvoirs, qui a fait de l’Union le nain politique actuel que l’on critique tant parce qu’elle n’est pas en mesure, par exemple, d’adopter une stratégie commune sur les flux migratoires ou sur les principales questions internationales. Ce sont les Etats-nations qui, à cause de leurs choix, ont fait du Parlement européen une assemblée aux pouvoirs et aux marges de manœuvre limités et qui ont fait obstacle à l’élection d’un président unique élu par le peuple européen et d’un ministre des Affaires étrangères en mesure d’exprimer une vision commune.

D’ACCORD, MAIS MÊME SUR LE PLAN ECONOMIQUE L’EUROPE A ETE DESASTREUSE

Faux. L’Europe garantit non seulement la paix mais aussi la prospérité. Le boom économique italien coïncide avec l’existence de la Communauté (devenue Union) européenne, que nous avons fondée en 1957 avec cinq autres Etats. En dépit de la crise, les revenus des Européens sont parmi les plus élevés de la planète. L’Union européenne est le premier marché du monde.

OUI, MAIS NOUS, SIMPLES CITOYENS ET CONSOMMATEURS, NOUS N’EN RETIRONS RIEN

Faux. Ce grand marché, créé grâce aux initiatives législatives de l’Union a apporté de grands bénéfices à tous les consommateurs européens.
Dans le domaine de l’énergie : la concurrence a modéré les prix tandis que les objectifs décidés au niveau européen ont favorisé le développement des sources d’énergie renouvelable.
Dans le domaine des télécommunications : le cadre normatif de l’Union européenne a permis la portabilité du numéro, des prix toujours plus bas (y compris l’élimination des tarifs du roaming entre les Etats-membres en juin 2017), la couverture complète à haut débit, la protection de la vie privée et des données.
Dans le domaine du transport aérien : l’Union européenne a brisé les monopoles nationaux et ouvert à la concurrence, libéralisant complètement les tarifs et l’accès au marché en 1992. Depuis lors, l’augmentation de l’offre de vols, la concurrence entre les opérateurs et l’impact des compagnies low cost sur l’offre de places a bénéficié aux consommateurs en matière de prix et de choix. Voyager en avion était réservé à l’élite. Aujourd’hui c’est un phénomène de masse.
Dans le domaine de la santé et de l’environnement : la réglementation a eu une incidence positive sur la sécurité alimentaire, sur l’élimination des déchets, sur l’épuration des eaux, sur la salubrité de l’air et sur la sécurité sur les lieux de travail. Les citoyens européens ont accès aux soins dans n’importe quel Etat-membre et les prescriptions délivrées dans un pays sont reconnues dans tous les autres. L’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments pourvoit à l’évaluation et au contrôle des médicaments à usage humain et vétérinaire.

D’ACCORD, MAIS EN TANT QUE TRAVAILLEURS ET CONTRIBUABLES, L’EUROPE N’A FAIT QUE NOUS DESAVANTAGER

Faux. Des dizaines de milliers d’enseignants ont pu enfin sortir de la précarité grâce à un jugement de la Cour de justice de l’Union européenne de 2014 contraignant le gouvernement italien à ’stabiliser leur situation. La réglementation sur les aides d’Etat empêche de subventionner à tout-va, avec notre argent, des entreprises en déclin. La directive sur l’assainissement et le redressement des instituts de crédit stipule que ce sont les actionnaires et les détenteurs d’obligations qui doivent répondre des pertes d’une banque, avant d’interpeller, éventuellement les contribuables. La surveillance des comptes des Etats-membres tente de mettre un frein à la croissance inconsidérée de la dépense publique, financée par nos taxes et celles futures de nos enfants et petits-enfants.

PEUT-ÊTRE, MAIS L’EURO ? C’EST BIEN LUI QUI NOUS A ENTRAINES DANS LE GOUFFRE !

Faux. Avant l’union monétaire, nous envions la force du mark allemand. Aujourd’hui nous partageons avec les Allemands la même monnaie, l’euro. Ceux qui veulent sortir de l’euro, veulent revenir à une monnaie faible, veulent dévaluer. Nous savons tous ce que cela signifie : ce seraient nos salaires et nos épargnes qui perdraient de la valeur et du pouvoir d’achat. C’est pour cette raison que les Grecs qui ont pourtant traversé la crise économique la plus grave de la zone euro n’ont jamais vraiment pris en considération une sortie de l’euro.

ET POURTANT SI NOUS SORTIONS DE L’EURO, CE SERAIT TOUT BÉNÉFICE POUR NOUS

Faux. Dans une perspective de sortie de l’euro ou, simplement, d’un référendum sur la sortie de l’euro, des contrôles sur les mouvements de capitaux et des limites sur les prélèvements devraient être réintroduits. Avec la dévaluation il y’aurait un risque très élevé d’une course aux guichets, difficilement maîtrisable une fois partie et engendrant des conséquences incalculables sur le système bancaire.

D’ACCORD, MAIS SORTIR DE L’EURO NOUS PERMETTRAIT DE RECUPERER DE LA COMPETITIVITE EN DEVALUANT

Faux. Il s’agirait d’une récupération illusoire et temporaire. Ce serait un peu comme soigner une infection grave avec de l’aspirine plutôt qu’avec des antibiotiques. Et l’infection grave de l’économie italienne c’est la croissance quasi nulle de la productivité. C’est pourquoi une sortie de l’euro non seulement ne soignerait pas l’infection mais l’aggraverait et découragerait la réorganisation des entreprises inefficaces. Le juste remède ce sont les réformes structurelles (libéralisation des professions et des services publics locaux, déréglementation, réformes de l’administration publique et du marché du travail) que la Commission et la Banque Centrale européenne nous invitent à faire depuis des années sans grand succès.

À VOIR…, EN TOUS CAS NOUS N’AVONS JAMAIS RIEN GAGNE AVEC L’EURO …

Faux. L’Union économique et monétaire a éliminé les commissions et les risques de change entre les monnaies européennes, favorisant le commerce international et les mouvements de capitaux. Nous avons tendance à oublier les privilèges dont nous jouissons comme celui de pouvoir utiliser la même monnaie entre Européens et de traverser les frontières sans contrôles : il suffit d’un voyage à Londres pour se retrouver à devoir gaspiller de l’argent en commissions de change ou à faire la file au contrôle des passeports.

… QUOIQU’IL EN SOIT, VU LE CLIMAT ACTUEL, IL VAUDRAIT MIEUX SORTIR TOUT DE SUITE DE L’UE

Faux. L’affirmation du protectionnisme et la guerre commerciale de l’Amérique de Trump rétréciront et rendront toujours plus instables les marchés à l’exportation dont nous retirons l’équivalent du quart de notre PIB : le marché commun européen avec ses 500 millions de consommateurs et la monnaie unique constitueront l’unique salut des Etats européens. Seuls, en compétition avec les superpuissances mondiales, ils deviendraient insignifiants et nous tous, plus pauvres : même les partisans de la sortie de l’Union et de l’euro seront obligés de convenir du discernement et de la sagesse des hommes d’Etat qui ont signé, il y a soixante ans, les Traités de Rome, que ces premiers voudraient supprimer.

TOUJOURS EST-IL QUE L’UNION EUROPEENNE EST UNE ENORME BUREAUCRATIE QUI GASPILLE UNE MONTAGNE D’ARGENT

Faux. Toutes les institutions de l’Union européenne, qui compte environ 500 millions d’habitants, emploient 55 mille personnes. Dans la seule ville de Rome travaillent 62 mille personnes, dont 25 mille employés de la commune et 37 mille employés dans les sociétés liées. Les dépenses de l’Union en 2015 s’élevaient à 1 % du PIB de l’Union tandis que la dépense publique nationale des 28 Etats membres, s’élevait en moyenne cette année-là à près de la moitié de leur PIB respectif.

SOIT. MAIS L’EUROPE EST QUOIQU’IL EN SOIT UN COÛT

Faux. En réalité ce n’est pas l’Europe mais la non-Europe qui a un coût : l’absence d’une action commune au niveau européen se traduit par une perte d’efficacité pour l’économie dans son ensemble.
Le service d’études du Parlement européen a calculé que si certaines politiques déjà mises en œuvre par l’Union (comme, par exemple, l’achèvement du marché intérieur, la création du marché unique digital et l’union bancaire) étaient pleinement réalisées, le bénéfice économique pourrait atteindre au cours des années environ 1.600 milliards d’euro.

ET DONC ?

Et donc, conservons précieusement l’Union européenne ou, mieux, transformons-la en une fédération. Nous, les Radicaux Italiens, nous ne voulons pas d’un super-Etat fédéral européen. Nous voulons une fédération légère avec quelques compétences en plus que celles qu’elle a déjà : le contrôle des frontières extérieures, la défense, la diplomatie.
Nous vivons au cœur de la plus belle expérience politique de l’histoire de l’humanité : l’intégration pacifique de peuples et de nations qui se sont combattus durant des siècles. Gardons-la jalousement.

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